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Vers une fin de contrat pour Lucas Alcaraz à la tête de l’Algérie

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Lucas Alcaraz, ancien sélectionneur de l'Algérie. AFP PHOTO / JOSE JORDAN

La Fédération algérienne s’est réunie mercredi 11 octobre 2017 pour se pencher sur le sort de l'entraîneur espagnol de l'équipe nationale, Lucas Alcaraz. Après l'échec des qualifications au Mondial 2018 et trois rencontres d’affilée sans victoire, l’entraîneur espagnol devrait être limogé dans les prochains jours.


Les Fennecs vont-ils enfin trouver l’homme de la situation ? Après le Serbe Milovan Rajevac, coach de juin à octobre 2016, et le Belge Georges Leekens, en place d'octobre 2016 à janvier 2017, ce devrait bientôt être au tour de l’Espagnol Lucas Alcaraz de prendre la porte.

Réunis ce 11 octobre 2017 à Alger, « les membres du bureau fédéral [de la FAF] ont décidé à l'unanimité le limogeage de l'entraîneur national », a déclaré à l'AFP une source au sein de la Fédération algérienne de football ayant requis l'anonymat. « Ils ont exigé son départ avant le match contre le Nigeria », prévu le 10 novembre à Constantine dernière rencontre des éliminatoires au Mondial 2018, a précisé cette source.

« Le problème n’est pas dans l’entraîneur, mais plutôt chez les joueurs »

C'est une situation périlleuse pour les Verts qui cherchent le coach idéal depuis le Français Christian Gourcuff, sélectionneur d'août 2014 à avril 2016. L’entraîneur actuel de Rennes en Ligue 1 avait quitté ses fonctions par consentement mutuel.

Depuis, c’est la débandade. L’Algérie est sortie par la petite porte de la CAN 2017 au Gabon et ne s’est pas qualifiée pour le Mondial 2018 en Russie. Un crève-cœur pour tous les supporters algériens qui avaient vécu avec passion le huitième de finale au Brésil en 2014. Les Fennecs avaient à l'époque effectué le meilleur parcours de leur histoire avec Vahid Halilhodzic aux manettes.

Lucas Alcaraz vient de vivre trois défaites d’affilée, dont une dernière face au Cameroun à Yaoundé lors de la cinquième journée des éliminatoires du Mondial 2018 (2-0). « On ne va pas dire que le sélectionneur algérien est un mauvais entraîneur. Il faut lui donner un an et demi avant de le juger lors de la prochaine CAN. C’est le quatrième entraîneur qui dirige l’Algérie en un an seulement. Il faut donc réfléchir et reconnaître que le problème n’est pas chez l’entraîneur, mais plutôt chez les joueurs », avait pourtant estimé Hugo Broos, le sélectionneur du Cameroun, juste après le match.

Même si la rencontre face aux Lions indomptables était sans enjeu, le technicien espagnol savait pertinemment que son sort était lié à ce résultat. Pourtant, l’ancien coach de Grenade avait jusqu’alors pu compter sur le soutien du président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi.

« Il faut se remettre en question et faire preuve d’humilité »

Alcaraz avait commencé par deux victoires juste après son arrivée, face à la Guinée (2-1) en amical et au Togo (1-0) dans les éliminatoires de la CAN 2019. La non-qualification pour le CHAN 2018 avec les locaux a aussi certainement pesé dans la balance.

Les Fennecs auront donc connu trois entraîneurs en l’espace de 17 mois. Ils vont devoir jouer une sixième rencontre des éliminatoires du Mondial 2018 à Constantine le 10 novembre contre le Nigeria, déjà qualifié. Avec qui sur le banc de touche ?

« C’est aux joueurs de faire plus d’efforts. La machine va repartir même si c’est difficile pour tout le monde. Aujourd’hui, nous devons être responsables et répondre présents. Il faut se remettre en question et faire preuve d’humilité. C’est la chose la plus importe », a récemment déclaré Sofiane Feghouli. Lucas Alcaraz avait écarté Islam Slimani, Ryad Mahrez et Nabil Bentaleb pour le match contre le Cameroun et espérait une révolte de la part des autres joueurs.

Le prochain technicien a du pain sur la planche. Il va devoir remettre sur le droit chemin une sélection qui s’est bel et bien perdue en cours de route.

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