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Gianni Infantino: «Je suis impatient de travailler avec Ahmad»

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino. Reuters / Matthew Childs

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a assisté à la victoire d’Ahmad à l’élection du président de la Confédération africaine de football (CAF). Le patron de la FIFA a salué le travail d’Issa Hayatou et a démenti avoir contribué à sa chute après 29 années de pouvoir.


Gianni Infantino, que pensez-vous du résultat de cette élection à la présidence de la Confédération africaine de football ?

Gianni Infantino : C’était un jour important pour la CAF. C’est le processus démocratique qui veut ça. Il faut tout d’abord féliciter Ahmad qui a été élu. Il faut aussi remercier et exprimer notre admiration pour tout ce que Monsieur Hayatou a fait durant ses 29 années à la présidence de la CAF.

RFI : Peut-on parler de changement d’ère, après une aussi longue période ?

Vingt-neuf années, c’est une longue période. Mais ce sont les décisions de l’Assemblée générale de la CAF qui ont également fait que le président Hayatou a été réélu plusieurs fois. Il a fait son travail, il a fait avancer l’Afrique. Et maintenant, ça a changé. Mais il n’y a rien de dramatique.

RFI : Vous connaissez le nouveau président de la CAF. Etes-vous impatient de travailler avec lui ?

Oui, je suis impatient de travailler avec lui. Je le connais depuis un certain temps déjà. C’est un passionné de football. Il travaille corps et âme pour le football. Je suis certain qu’il va bien s’intégrer à notre équipe.

Beaucoup d’observateurs ont dit que vous aviez joué un rôle dans cette élection. Que répondez-vous à cela ?

C’est l’Assemblée générale de la CAF qui décide. C’est un processus démocratique. Ils ont le droit de décider eux-mêmes de ce qu’ils veulent. Le travail du président de la FIFA est de collaborer avec tout membre du Conseil de la FIFA. Essayer de dire qu’il s’est passé autre chose, c’est faire insulte à l’intelligence des présidents de fédérations qui sont assez grands pour prendre leurs décisions sans qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire.

RFI : Les relations entre la CAF et la FIFA étaient un peu tendues ces derniers mois. Pensez-vous que la victoire d’Ahmad va contribuer à apaiser les tensions entre les deux institutions ?

Mais les relations ne sont pas tendues ! C’est normal que lorsque des personnes discutent, elles ne soient pas toujours d’accord. L’important, c’est de pouvoir débattre. Et, avec la CAF, on a toujours eu des débats ouverts, francs et sains. D’ailleurs, toutes les réformes qu’on a pu mettre en place depuis un an, c’est aussi grâce à la CAF.

Certains, dont la CAF, n’avaient pas cru en votre victoire à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA). Est-ce que la défaite du président Hayatou est une revanche pour vous ?

Mais bien sûr que non ! Ça n’a rien à voir… Lorsque j’ai été élu, ça s’est fait démocratiquement. Les gens soutiennent qui ils ont envie de soutenir. Lorsque tu es élu à la FIFA, tu es le président de 211 associations dont 55 fédérations africaines. Depuis le premier jour, j’ai travaillé main dans la main avec la CAF et les fédérations africaines.