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CAN 2017: pour Benjamin Moukandjo, «La chance, on la provoque»

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Benjamin Moukandjo, capitaine du Cameroun. Photo: Pierre René-Worms / RFI

Le Sénégal et le Cameroun, incapables de se départager dans le temps réglementaire et en prolongations à Franceville samedi 28 janvier, ont disputé une séance de tirs au but remportée par les Lions Indomptables. Benjamin Moukandjo, le capitaine, s’est confié au micro de RFI à l'issue de la rencontre.


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Franceville, envoyé spécial

Que ressentez-vous après cette victoire face au Sénégal ?

Benjamin Moukandjo : C’est un sentiment bizarre, tout le monde disait que nos adversaires étaient largement favoris. On peut avoir la plus belle équipe du monde, les matches se gagnent sur le terrain. Nous nous sommes présentés avec une équipe solide, et on savait qu’il fallait les contenir.

Vous aviez déjà été chanceux face au Gabon ?

Je crois que la chance, finalement, on la provoque. Nous affichons un état d’esprit positif et nous avons énormément de volonté. Avec en plus de la chance, nous sommes passés et on ne va pas « cracher » dessus. Nous avons beaucoup de joueurs jeunes qui découvrent la CAN. C’est finalement un plus. La demi-finale sera un bonus supplémentaire.

Est-ce que les défections enregistrées avant la CAN dans l'équipe du Cameroun sont une source de motivation supplémentaire ?

Non, pas du tout. Depuis que le coach a sorti sa liste de 23 joueurs, nous nous sommes focalisés dessus, sans nous préoccuper des absents. On vit bien et on savoure pleinement ce qui nous arrive aujourd’hui. On entre un peu plus dans l’histoire de notre pays et c’est ce que l’on voulait avant de débuter ce tournoi. Mais nous restons humbles, à notre place. Il y a une autre étape à franchir tout aussi difficile.

C’est un retour du Cameroun après des années bien compliquées (dernière demi-finale en 2008, ndlr) ?

C’est le début de quelque chose. Le début d’une génération qui veut aussi écrire sa page d’histoire. Les anciens ont écrit la leur, pourquoi pas nous ? Il nous reste deux matches pour rêver.

Un mot sur votre gardien Fabrice Ondoa, l'homme du match face au Sénégal ?

C’est quelqu’un d’exceptionnel. Il a sorti des arrêts déterminants. C’est important pour nous de savoir que l’on a un gardien de ce niveau, capable de nous maintenir dans le match et de nous faire gagner. Chez nous, il n’y a pas de super star, c’est un groupe. Tout le monde fait des efforts les uns pour les autres. On savait qu’il fallait résister pour se qualifier en demi-finale. Nous avons plié, mais nous n’avons pas rompu.

Qu’avez-vous pensé après le tir raté de Sadio Mané ?

J’ai eu de la peine pour lui car c’est un très grand joueur qui représente notre continent au plus haut niveau en Europe (Liverpool, ndlr). Je veux rendre un hommage appuyé à l’équipe du Sénégal qui a montré de belles choses ici au Gabon. Elle méritait aussi de gagner. C’est une belle génération qui va continuer à aller de l’avant.

Bizarrement, ceux qui étaient montés sur le podium du Meilleur joueur africain de l’année 2016 ne sont plus là (Mahrez, Aubameyang et Mané). Cela vous inspire quoi ?

Je l’ai souvent dit : « un grand joueur peut vous faire gagner un match, mais c’est une équipe qui vous fait gagner un championnat ». Il a certainement manqué quelque chose à l’Algérie, au Gabon et au Sénégal.
 

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